 | Informations - La police de l'environnement investit les massifs
La police de l'environnement investit les massifs boisés .
Sept quads interceptés et sermonnés, une moto verbalisée à 135€ et des dépliants distribués à quelque deux cents promeneurs et cyclistes, la police de l'environnement a conduit, hier à l'occasion de la journée nationale "Protégeons l'eau et la nature", une opération dans deux des massifs boisés des Bouches-du-Rhône, le Garlaban et l'Étoile.
Techniciens forestiers à moto de l'Office national des forêts (ONF), agents assermentés de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage et de l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques se sont déployés sur quatre sites, avec l'appui de gendarmes et policiers.
Étonnement chez les randonneurs auxquels il a été rappelé quelques règles comme les restrictions d'accès aux massifs en période de danger de feux de forêt ou que cueillir une espèce végétale protégée, telle une orchidée, peut conduire devant le tribunal correctionnel pour un délit punissable de six mois de prison et de 9000 euros d'amende.
Dans le collimateur de ces gendarmes de la nature, la circulation d'engins motorisés, très destructrice du milieu naturel. En 2008, souligne Pierre Laurent (ONF), "cette infraction concernait les deux tiers des 300 procès-verbaux dressés." Sur un chemin de l'Étoile, en VTT, le gardien de la réserve du Vallon Dol confirme que le soir, en semaine, motos et quads pétaradent dans la colline. "Ils font du hors piste, ne comprennent pas qu'ils risquent de mettre le feu et ne respectent rien".
Pas même les policiers de la nature. Le 22 février, à Peynier, Matthieu Benquet, technicien forestier, avait été blessé par une moto qu'il tentait d'intercepter. "Il m'a foncé dessus, m'a fait chuter et a pris la décision de réaccélerer". Aucune possibilité d'enquête, ces contrevenants circulant casqués, avec des lunettes, sur des engins parfois non immatriculés.
Présent sur place, le procureur Fabrice Karsenty a promis des poursuites "à la hauteur de la gravité des faits", en rappelant la possibilité d'immobilisation de ces engins pendant six mois voire leur saisie pure et simple.
Source laprovence.com |